Fantome
Les chaises avaient été abandonnées précipitamment dans une cacophonie dès les premiers coups de sifflets des gardiens. La lumière était tombée rapidement, et une pellicule de rosée donnait une délicate brillance aux feuilles et aux cailloux qui jonchaient le sol autour du bassin.
Tom était planté là, immobile. Ses bras étaient légèrement écartés, au bout des manches se balançaient les gants dont il se débarrassait dès que je sortais de son champ de vision.
Il avait la mine grave Tom, car je lui avais expliqué que le bataillon de canards dont l'état civil des membres connut plusieurs bouleversements durant l'après-midi, ne dormirait pas à la maison.
Il me lança un dernier regard mi-boudeur mi-sourire en me disant 'allez viens leur dire bonne nuit'. Je me levais en souriant à l'idée d'un passage au poste pour braconnage nocturne aux Tuileries. Pascal prit sa photographie à ce moment.
